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Second Life, chaînon manquant du e-shopping du futur ?

Vous connaissez peut-être les technologies de fabrication rapide en service depuis de nombreuses années dans les bureaux d’études et de design. Stéréolithographie, SLS, FDM, Impression 3D, ont en commun de permettre la fabrication d’objet par dépot de matière (donc sans usinage) directement depuis le fichier 3D au format STL décomposé en fines couches horizontales. Une rapide recherche sur Google sur le termes ci-dessus vous donnera une idée précise de ce qui est faisable.

Inversement, il existe des technos permettant de scanner un objet (ou une personne) pour en reconstituer le fichier 3D. Pour les plus bricoleur il est même très simple de s’en fabriquer un, suivez donc ce lien.

Toutes ces technologies trouvent leur usage dans les phases de conception de produit au sein de nos bureaux d’étude ou de RetD. J’ai moi même abondamment utilisé ces technologies dans une précédente vie. Bien entendu des tentatives d’exploiter ces techniques auprès du grand public, directement avec le consommateur final, ont vu le jour au fil de ans. Ainsi Monsieur Faltazi, deux designers français, exploite la technique SLS depuis déjà de nombreuses années. Allez hop petite video…

Sympas non ???
Mais il manque quand même plusieurs choses à ce concept.
1) difficulté de prise en main, en effet la 3D n’est pas une techno accessible à tout un chacun, il est donc nécessaire de passer par un spécialiste, designer ou modeleur, pour créer ou modifier l’objet de ses rêves.
2) difficulté de trouver un point de vente, en effet les boutiques proposant la fabrication rapide d’objets 3D ne courrent pas les rues et n’envahissent pas le web. Notons que les choses pourraient changer rapidement et saluons l’initiative de Patrice Cassard, heureux créateur puis vendeur de La Fraise, qui se relance dans l’aventure du e-commerce avec un projet de social design, même principe que La fraise appliqué aux objets 3D et non plus aux tee-shirts.
Alors me direz-vous que vient faire Second Life dans ce bazard ?
Il y a dans Second Life, et d’autres mondes virtuels, un début de solution. Imaginons rapidement deux petits scénarii.
1) Madame Rosedale, est une passionnée de design. Elle a découvert Second Life depuis quelques mois et a été séduite par les possibilités de créations et l’éditeur 3D simplissime à tel point qu’elle a déjà un certain nombre de création à son actif. Mais voila, elle voudrait bien faire de ses objets virtuels de vrais objets de déco pour remplacer les pièces signées Starck, Boullourec ou autre Iratzoki qui ornent son intérieur depuis déjà de trop longues années :). Et voila que le hasard la mène sur une sim nommée ebeoplex dans une boutique d’un commerçant oloronais (hé oui n’oubliez pas qu’oloron n’est pas par hasard la capitale des univers virtuels) qui lui propose de fabriquer et livrer en 48h ses créations. Les deux réalisent quelques ajustements nécessaires sur les objets de Madame, le commerçant dont je ne peux que dévoiler les initiales (CD) récupèrent les objets de Madame Rosedale via un logiciel 3D et lance la fabrication. Voili voilou…
2) Juin 2008, Madame Gates, a besoin de refaire sa garde robe, oui mais voila depuis la retraite de son mari elle habite le t… d. c.. du monde et n’a pas franchement le temps de se déplacer. Elle peut aisément trouver son bonheur sur le web mais voila, elle vient de terminer un régime draconien et ne sait pas franchement quelles tailles appliquer à sa silhouette qui ferait frémir notre président. Qu’à cela ne tienne… bill jamais à cours d’idées lui fabrique vite fait bien fait un scanner 3D. Madame peut ainsi fabriquer un avatar à ses mensurations exactes qu’elle importe ensuite dans Second Life car elle a entendu parler de ce chausseur Oloronais, oui oui… celui dont on a parlé sur Radio Oloron la semaine dernière, qui vous réalise permet d’essayer tous les modèles du marché (les marques ayant bien entendu leur catalogue numérisé dans Second Life) et vous les expédient en moins de temps qu’il ne faut pour le dire… bon l’exemple n’est pas très bon, un régime ne modifiant pas forcément la taille des pieds. Bien entendu, elle en profite également pour essayer la dernière collection de bérets Pierre Laulhère.
J’ai résumé, mais le fait est que les univers virtuels pourraient être dans un futur proche cette interface manquante, en amont pour la co-conception et en aval pour la distribution, du e-shopping du futur recréant le contact entre client et vendeur et permettant aux consommateurs que nous sommes de personnaliser à fond les produits que nous achetons… à suivre.

Catégories :Celui qui bosse

David Castéra

1 réponse

  1. Ce que tu décris c’est, à peu de choses près, ce qu’expérimente actuellement le groupe Berkam au sein de CRD dans le cadre du projet Dotman : un nouveau cycle de fabrication (et de distribution) intégrant virtualité et réalité.

    En gros, cela fonctionne de la manière suivante : les clients achète des matériaux virtuels et des outils de design pour fabriquer (et vendre) des vêtements virtuels. Ensuite, Berkam peut fabriquer les vêtements réels conçus dans le monde virtuel et les vendre à ses clients.

    C’est du Cafepress à la puissance 3…

    J'aime

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