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Quand le web et les mondes virtuels se rencontreront

Voici un petit graph destiné à un public de néophytes et illustrant ce vers quoi nous allons essayer d’aller dans les prochaines années.

Il s’agit de montrer qu’à travers son navigateur on pourra surfer sur le web bien entendu (ce graph n’a pas vocation à expliciter ce que sera le www) mais aussi d’univers virtuel en univers virtuel. Notre avatar sera alors notre identité numérique et pourra nous suivre sur les pages web via des services types weblin.. mais en mieux.

graphhigh

Les univers virtuels seront alors complètement interopérables et on pourra les classer (on peut déjà en fait) en quatre catégories :

– Les univers généralistes. Second Life, Come in My World, There, Hipihi abriteront des communautés venues d’autres univers autour de thématiques bien précises, la musique dans VSide ou la rencontre amoureuse dans Come in My World par exemple. Ces univers constitueront la pierre angulaire de ce Métaverse en proposant des points de rencontre aux internautes lors d’événements tels que des concerts, des meeting, des salons, des ventes privées etc. Dans leur positionnement, on peut les comparer aux réseaux sociaux d’aujourd’hui, Facebook, Viadeo… agrémentés de fonctionnalités bien plus puissantes.

– les univers géographiques, souvent nommés par les anglos saxons Mirror World. Il s’agit des très fameux Google Earth, Microsoft Virtual Earth ou IGN. Nos avatars pourront s’y promener à la recherche d’infos géolocalisées. Les offices du tourisme du monde entier y seront représentés. Les voyagistes proposeront des catalogues virtuels consultables avec un conseiller. Je pourrai choisir ma chambre d’hôtel à New-York tout en m’assurant que son environnement corresponde à mes rêves.

– les univers virtuels propriétaires. On y retrouvera les univers de marques existant déjà comme Legoland ou BarbiesGirls mais aussi d’autre encore en gestation comme par exemple le serveur de l’agence Crédit Agricole de Marsanne dans le Drôme. On y trouvera les institutionnels, communes, gouvernements, ONU mais surtout les univers particuliers créés par tout un chacun… le blog se fera alors 3D le blogueur ne sera plus seulement écrivain, il sera designer, architecte… Opensim ou RealXtend compléteront alors les WordPress, Dotclear ou autre SPIP…

– enfin les intranets ne seront pas en reste, il s ne le sont déjà pas en fait puisque les entreprises auront leur propres serveurs d’univers virtuels dans lequel il formeront leurs collaborateurs, ils travailleront, ils recruteront, ils exposeront… IBM utilisera les technos Second Life vendues aux grands comptes du monde entier alors que l’opensource tentera d’exister sur le marché des PME…

Et Google dans tout ça ??? comme d’habitude Google sera partout, controlera tout, indexera tout et continuera d’imposer la loi de son mystérieux algorithme.. à moi que d’ici là… non… rien ne peut arriver à dieu.

Catégories :Celui qui bosse

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David Castéra

10 réponses

  1. . Je ne suis pas sûr que avatar = identité numérique. Il me semble qu’on peut tout à fait envisager qu’une même identité numérique dispose de plusieurs avatars et, a contrario, qu’à un même avatar correspondent plusieurs identités numériques. Non ?

    . J’aime bien Novoking. Pourquoi ne l’as-tu pas fait figurer dans cette nouvelle "classification périodique des éléments" ? Et puis, il a aussi uWorld qui arrive (alpha test).

    . Ce billet me donne des idées pour quelques nouveaux essais dans Twinity.

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  2. . La notion d’interopérabilité entre mondes virtuels pourrait laisser penser que tous ces mondes virtuels sont juxtaposés et que l’on peut passer de l’un à l’autre. A mon avis, il y a quelque chose de bien plus intéressant que cela : il s’agit de l’imbrication, de l’interpénétration des différents mondes virtuels … et aussi de l’imbrication du monde réel avec les mondes virtuels par la même occasion 😉

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  3. @Wangxiang : en fait je ne suis pas un adepte de l’identité numérique, je la conçoit plus comme la représentation numérique de ce que nous sommes dans la vraie vie.. c’est aussi pour ça que je n’ai pas de alt dans SL…

    Je crois qu’à un avatar correspond une identité et celui qui a plusieurs avatars c’est aussi pour cela…

    Pour ma part je n’aurai qu’un seul avatar . Deux peut être, car je ne voudrais pas que ma future carrière professionnelle dans dans Football Superstars expose trop ma famille 😉

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  4. @Wangxiang (2) : Novoking, uWorld et bien d’autres ne figurent pas car l’idée n’était pas de faire une liste exhaustive… je laisse à d’autres le soin de faire ça 🙂

    Je cherche juste à illustrer de la manière la plus simple possible le concept de Métaverse…

    J’ai suivi avec intérêt ta réflexion sur l’imbrication.. j’ai failli incorporé ce concept dans le graph en particulier pour illustrer le fait qu’une agence CA pourrrait pourrait être accessiblel DANS (et pas simplement depuis) Second Life par exemple ou dans Google Earth tout en étant hébergée sur son propre serveur Opensim…

    tu as raison il faut que nous incluions ça dans la V2 du graph 😦

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  5. Je reviens brièvement sur la question des avatars. Le cas où une même personne a plusieurs avatars est bien entendu facile à comprendre mais ce n’est pas, à mon avis, le plus intéressant. Il faut aussi penser au cas où un avatar représente en fait une entité collective, c’est-à-dire un groupe de personnes…

    Quant au graphe, je crois que tu ne vas pas y couper, pour l’améliorer il va falloir passer en 3 dimensions. C’est çà l’Internet 3D 🙂

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  6. Merci de nous avoir rajoutés dans ce graphique.
    Effectivement, Come in my World s’inscrit dans cette veine, mais peut-être plus thématique que Second Life, puisque l’objectif principal est d’y faire des rencontres, et a une finalité dans la réalité tout court 🙂

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  7. Ce post est sans doute perfectible mais il débroussaille et vulgarise quand même beaucoup les choses : un grand merci David.

    A la biblio nous utilisons des avatars de fonction incarnés à tour de rôle et avec des droits spécifiques.

    L’imbrication réel/métaphore 3D mettant des humains en co-présence dans un espace (une localisation sur google earth par ex) est une évidence et un gisement de services.

    Concernant l’autre imbrication, je me demande si une plateforme de monde virtuel ne va pas finalement être une sorte de "skin" attaquant des systemes d’information reliés aux serveurs d’assets et aux bases de données. Donc tu es dans hip hi hi et je te vois depuis mon second life et vice versa. Côté partage de représentations spatiales ca devient coton…

    Cordialement,
    Hugobiwan

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  8. Bonjour,
    N’oublions-nous pas dans cette classification le « web 3d » qui arrive a toute vitesse ? J’entends par la les technologies de developpement du web en 3d que beaucoup d’agences experimentent et qui semble une bonne part de l’avenir du web ???
    En d’autres termes, le web 2d que nous connaissons va egalement muter et sera browsable avec son avatar …
    Felicitation pour votre excellent blog
    Pablo

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