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En 2015 ça va e-secouer dans la banque

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Nous arrivons donc en 2015 et voila maintenant une vingtaine d’années que Google et ses amis font fortune en monétisant leur trafic. Car il s’agit là du premier business model du web : la monétisation du trafic. Sur ce modèle ont vu le jour des tas de solutions, les adwords de Google, le retargeting de Critéo, les commissions de Booking… Tous n’ont qu’un but, faire de l’argent en revendant leur audience à des annonceurs que ce soit pour de la publicité, de la réservation ou de même de la vente avec les places de marchés. Ce modèle est le modèle gagnant même si les internautes lassés des intrusions multiples et variés dans leur vie privée commencent à se révolter à grand coup de Adblock Plus 🙂 C’est quand même désagréable de se sentir épié à chaque clic non ?

L’autre modèle gagnant est bien entendu celui de la vente en ligne, même si celui-ci réclame plus d’effort et offre moins de garanties. Inutile d’aller sur le terrain des chiffres du e-commerce, c’est colossal, autant que les pertes d’Amazon au T3 2014 (437 millions de dollars avec tout de même un CA de 20,6 milliards en hausse de 20%).

Ces dernières années un autre modèle a fait son apparition sur la toile, il est porté par des leaders tels que Airbnb, Uber, Blablacar ou Lending Club. Les romantiques que nous sommes appellent ça l’économie du partage, ou économie collaborative, c’est beau mais il n’y a pas point de romantisme derrière tout cela, seulement du business… il suffit de se renseigner sur l’introduction en bourse de Lending Club pour le comprendre. Mais cette économie collaborative a ceci d’intéressant qu’elle bouscule réellement les vieux modèles de l’économie réelle… parlez en aux taxi ou aux hôteliers..

Enfin en cette année 2014, le monde économique fut encore une fois bousculé par un phénomène venu du monde technologique, le DIY qui avec ses imprimantes 3D, ses fablabs a vu naitre des wagons de startups et leurs lots d’objets connectés financés via des plateforme de crowdfunding.. certains sont même passés sous pavillon GAFA comme Oculus Rift ou Nest, respectivement acquis par Facebook et Google…

Il n’y a dorénavant plus d’alternatives possibles, les grands groupes de l’économie traditionnelle doivent regarder eux aussi cet univers alternatif qui se développe à côté d’eux et qui souvent grignotent un peu des morceaux les plus crémeux du gâteau.. nul doute que 2015 sera l’année de l’open innovation…

Et mon banquier dans tout ça ?

Les trois lecteurs qui me restent le savent peut être, durant cette année 2014 j’ai mis un pied supplémentaire dans le milieu de la banque en intégrant en partie le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne. Donc tout ce qui touche à la banque et au numérique me touche…

Aujourd’hui les banques de détails sont toutes à la croisées des chemins, tiraillées entre leur réseau physique et le monde numérique qui leur impose de nouvelles règles du jeu que ce soit au niveau commercial ou dans la relation client. Souvent les banques en ligne sont citées comme LA menace, avec leurs produits d’épargne souvent attractifs, leurs process parfois plus rapides (cela reste quand même à prouver).

Pourtant, s’il est vrai que Boursorama et ses copains gagnent des milliers de clients et font trembloter la banque physique, je pense que la menace, la vraie, et donc par extension celle qui présente le plus d’opportunités d’adaptation pour nos banques traditionnelles, cette menace donc est à chercher ailleurs… Et ce « ailleurs » est à chercher du côté de l’économie du partage mais aussi du côté des ces startups agissant dans le domaine financier que l’on appelle les Fintechs…

Pourquoi l’économie collaborative ? Dans ce secteur tout un chacun devient taxi, hôtelier… banquier. Le particulier se trouve donc en situation de proposer une ou plusieurs offre de services qui mutualisées par les plateformes deviennent de vrai concurrents pour les acteurs traditionnels. Ainsi en prêtant de l’argent pour financer un projet sur Lending Club ou sur Ulule je deviens un concurrent de mon banquier, même si effectivement je prends un risque certain.

Aujourd’hui les banques sont dans une réflexion orientée vers la relation multicanale et la transformation numérique de leur organisation, c’est bien entendu nécessaire mais à mon avis peut-être pas suffisant. Je suis persuadé que la banque va devoir dans les années à venir, revoir ses produits pour les adapter. L’essor du crowdfunding, favorisé par un cadre législatif favorable depuis le 1er octobre 2014, montre la voie à suivre mais ce n’est certainement qu’un début et c’est clairement le moment pour la banque d’entamer cette réflexion.

Pourquoi les Fintechs ? Il est clair que, si les Fintechs bousculent un peu les banques traditionnelles sur leurs métiers de base, elles ne constituent pas encore un danger mais une opportunité sur lesquelles doivent se raccrocher les banques pour devenir, à la manière d’un Amazon avec ses AWS ou d’un Apple avec son AppStore, des plateformes d’innovation ouverte supports de ces services.

Economie collaborative et innovation ouverte, voila donc deux thématiques pour 2015 pour les banquiers qui auraient peur d’un quotidien un peu trop routinier 😉

Catégories :Celui qui bosse

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David Castéra

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